Cours de français : les propositions subordonnées expliquées simplement

Voici un cours de français sur les propositions subordonnées, un rappel particulièrement utile aux élèves de fin de collège (4ème-3ème) ainsi qu’aux lycéens puisque la question de grammaire constitue dorénavant une question à part entière à l’épreuve anticipée de français pour le baccalauréat.

conjonction de subordination

Rappel : une proposition est une phrase – avec un verbe conjugué.

La proposition subordonnée est une phrase spéciale qu’on pourrait qualifier de « parasite ». Elle ne peut pas exister seule mais vient « parasiter » (compléter, préciser…) une proposition ou phrase indépendante (qui peut exister seule).

Il y a trois manières pour une proposition d’en parasiter une autre.

Elle peut prendre racine sur :

  • un nom (ou un pronom) : c’est la proposition subordonnée relative.
  • un verbe : c’est la proposition subordonnée complétive.
  • la phrase entière : c’est la proposition subordonnée circonstancielle.

Comment identifier une proposition subordonnée ?

a) Elle ne peut pas exister toute seule, c’est une phrase parasite (ex : « lorsque tu viendras » est une phrase, avec un verbe conjugué, mais qui ne fonctionne pas seule).

b) Elle s’accroche à la phrase principale à l’aide d’un petit mot appelé mot subordonnant. Ce petit mot est soit :

  • un pronom relatif (ex : qui, dont, que, où,…) pour les propositions subordonnées relatives,
  • un mot interrogatif (ex : où, quand, comment,…) pour les propositions subordonnées complétives interrogatives indirectes,
  • une conjonction de subordination (ex : que, lorsque, quand, si,…) pour toutes les autres propositions subordonnées.

Comment distinguer les différentes propositions subordonnées ?

Le plus simple : par leur fonction.

  • La proposition subordonnée relative est toujours complément de l’antécédent (le nom ou le pronom qu’elle complète).
  • La proposition subordonnée complétive est COD du verbe qu’elle complète.
  • La proposition subordonnée circonstancielle est complément circonstanciel de la phrase qu’elle complète.

proposition relative

Etude de cas

1) Les propositions subordonnées relatives

Ex 1 : Je regarde l’enfant [qui joue au ballon.]

Remarques : « Je regarde l’enfant » est la principale ; cette phrase peut exister seule. « Qui joue au ballon » est la subordonnée, elle ne peut pas exister seule. Cette subordonnée est introduite par le pronom relatif « qui ». Sa fonction est : complément de l’antécédent « enfant ».

Ex 2 : L’endroit [où tu pars en vacances] m’est inconnu.

Remarques : ici, la proposition subordonnée est encastrée dans la principale et plus difficile à repérer. Cependant : « l’endroit m’est inconnu » peut exister seule. La subordonnée « où tu pars en vacances » est introduite par le pronom relatif « où ».

Ex 3 : Mon ami est celui [dont vous parlez.]

Remarques : ce cas est aussi particulier. « Mon ami est celui » est la principale mais ne peut pas exister seule car l’antécédent est cette fois un pronom : « celui ». Le pronom relatif est « dont ». La fonction de la proposition subordonnée est : complément de  l’antécédent « celui ».

2) Les propositions subordonnées complétives

a) Celles introduites par « que »

Ex : Je pense [que tu as raison.]
Ici, la proposition subordonnée est « que tu as raison ». Elle est introduite par la conjonction de subordination « que ». Sa fonction est COD du verbe « pense ».

b) Les interrogatives indirectes

Plus difficiles à identifier, elles correspondent à une question formulée au discours indirect.

Ex 1 : Je me demande [s’il vient demain.]

Si est une conjonction de subordination. La proposition subordonnée a pour fonction COD du verbe « demande ».

Ex 2 : J’aimerais savoir [combien vous êtes.]

Combien est un mot interrogatif. La proposition subordonnée a pour fonction COD du groupe verbal « aimerais savoir ».

Remarque : le mot interrogatif est le plus souvent un adverbe. Pour le distinguer de la conjonction de subordination, formuler la question au discours direct. Si le mot subordonnant reste, c’est un mot interrogatif. Sinon, c’est une conjonction de subordination. Ainsi : Je me demande : « Vient-il demain ? » (si : conjonction de subordination). Mais : J’aimerais savoir : « Combien êtes-vous ? » (combien : mot interrogatif).

3) Les propositions subordonnées circonstancielles

Ex 1 : Je m’énerve [parce que tu es en retard.]

« Parce que » est une conjonction de subordination. A ne pas confondre avec « car », conjonction de coordination. Ici, « parce que tu es en retard » est complément circonstanciel de cause de la principale « je m’énerve ».

Ex 2 : [Quand tu arrives,] il est heureux.

« Quand tu arrives » est la proposition subordonnée introduite par la conjonction de subordination « quand ». Elle est complément circonstanciel de temps de la principale.

Ex 3 : [Bien que tu habites loin,] je vais te voir.

« Bien que » est une conjonction de subordination (même si elle comprend deux mots). La proposition subordonnée est complément circonstanciel d’opposition.

Pour approfondir le sujet

Pour aller plus loin, ou juste pour s’entraîner si besoin, nos plus jeunes élèves peuvent poser toutes leurs questions lors de nos stages de français pour le collège.

Ou bien vous pouvez tout simplement poster vos questions ci-dessous en commentaires, ou encore mieux, appelez-nous !

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Vanina Gé
Professeur de français aux Cours Thierry
J'interviens avec le souci constant de répondre au plus près des besoins des élèves de collège et de lycée dans un espace inédit de travail en petits groupes.

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