Comment bien réussir son brevet des collèges en français

L’épreuve de français du brevet des collèges se compose de deux parties :

  1. un travail de compréhension, d’analyse et d’interprétation, et une réécriture ;
  2. une dictée et un travail d’écriture.

Le jour de l’épreuve, avant de se lancer dans la rédaction, il ne faut pas oublier de se poser la question essentielle suivante : que me demande-t-on de faire ? Il faut donc commencer par prendre le temps de bien réfléchir aux questions posées.

Méthode pour la première partie : comprendre, analyser et interpréter

Comme son nom l’indique, cette première partie de l’épreuve fait appel aux capacités de l’élève à comprendre, à analyser et à interpréter. Elle s’appuie généralement sur un ou plusieurs textes littéraires et sur un ou des documents (œuvres artistiques, image, etc.). Il s’agit de répondre à une série de questions portant sur ces documents :

  • une partie des questions est d’ordre lexical (sur le vocabulaire) et/ou grammatical ;
  • l’autre d’ordre littéraire : la plupart sont très précises et exigent des réponses courtes, mais il y a toujours au moins une question qui demande un développement plus long et surtout personnel.

En premier lieu, il est donc essentiel de lire attentivement le texte et d’en faire un résumé en quelques phrases. Au terme de cette première lecture, il faut s’assurer d’avoir bien compris tous les passages du texte et l’idée générale que développe l’auteur.

Puis, il faut lire toutes les questions qui sont posées sur ce texte.

On commence ensuite à répondre aux questions courtes au brouillon. Pour les questions, où il est nécessaire de développer et de citer le texte, on doit de nouveau lire celui-ci, en soulignant cette fois les passages du texte que l’on veut citer. Pour plus de clarté, on conseille de choisir une  couleur différente pour chaque question.

Une fois que cette étape préparatoire du travail est achevée, on recopie les réponses aux questions sur sa copie, et surtout proprement et dans l’ordre.

Le sujet de réécriture est un sujet de grammaire : il s’agit généralement de réécrire quelques phrases en changeant le temps du verbe et en remplaçant un sujet au singulier par un sujet pluriel ou bien l’inverse. L’élève doit donc faire attention à la conjugaison et aux accords.

Méthode du sujet d’invention ou de rédaction

Dans cette seconde partie de l’épreuve, l’élève a le choix entre un sujet d’invention ou de rédaction.

Le premier est un vrai sujet d’imagination, la création d’un récit imaginé par l’élève dont le cadre est donné dans la consigne (souvent elle est en lien avec la première partie de l’épreuve). Il faut donc que l’élève lise et relise plusieurs fois et attentivement cette consigne, en notant au brouillon les éléments qui doivent être respectés. Puis, il détermine les principales étapes de son récit, chaque étape doit correspondre à un paragraphe. Pour le sujet d’imagination, il est important de savoir faire progresser le récit : celui-ci doit avoir un début, un milieu et une fin. Il n’est pas nécessaire de tout rédiger au brouillon, mais l’élève doit avoir déterminé là où il veut mener son récit et comment il va le dérouler. Lorsque son récit est bien clair dans sa tête et que les principales étapes sont clairement posées au brouillon, il peut enfin le rédiger sur sa copie.

Le second sujet consiste dans la rédaction de la suite d’un texte littéraire donné. Là aussi, l’élève doit consacrer du temps à la lecture de celui-ci. Il s’agit ici de bien faire attention au type de texte (narratif, descriptif, argumentatif, ou les combinant), au champs lexical, au temps des verbes, au style, mais aussi au cadre historique et géographique et aux caractéristiques des personnages. Tous ces éléments doivent être respectés dans la suite de l’histoire que l’élève va rédiger. Comme pour le sujet d’invention, l’élève doit déterminer clairement au brouillon là où il veut aller avant de rédiger sur sa copie.

Quel que soit le sujet choisi, lors de la rédaction au propre sur la copie, il est important que l’élève fasse attention de respecter les règles formelles : écrire lisiblement, commencer les paragraphes par un alinéa et laisser un espace entre les différentes parties. La forme est importante car elle aide à comprendre la progression du récit. Et en aidant le correcteur à comprendre sa copie,  l’élève s’aide lui-même.

La dernière étape, non des moindres, est la relecture. Celle-ci pour être efficace doit être active. Il faut bien vérifier plusieurs choses : les fautes d’orthographe et d’accord, la conjugaison, la syntaxe, la ponctuation, le choix des mots (le mot juste, éviter les répétitions, varier le vocabulaire). Enfin, il faut s’assurer que le récit a un sens.

Méthode du sujet de réflexion

Pour le sujet de réflexion, on attend de l’élève qu’il apporte une réponse construite à une question posée dans la consigne (elle peut aussi être en lien avec la première partie de l’épreuve). Il doit montrer qu’il est capable de prendre une position et de la défendre. L’élève doit donc passer un certain temps à lire attentivement la consigne pour bien la comprendre, pour pouvoir élaborer au brouillon une réflexion construite et cohérente. Pour cela, il doit savoir argumenter et s’appuyer sur des exemples. Ce temps doit par conséquent être consacré au choix des arguments et des exemples, et à la construction d’un plan détaillé. Pour réussir ce sujet, l’élève ne peut pas se contenter de lancer des affirmations sans justifications. Il trouvera ses exemples dans la littérature, mais aussi dans l’actualité, le cinéma, ses propres expériences. Dans la rédaction au propre de la copie, la forme doit bien faire ressortir le plan, avec son introduction, son développement et sa conclusion ; faire bien attention que chaque partie du développement corresponde à une idée, et que celle-ci est bien dans le sujet.

Comme pour la précédente épreuve, la relecture vient clore le devoir. On sera là aussi attentif aux fautes d’orthographe, de syntaxe, de vocabulaire et de ponctuation. Enfin, on s’assurera que le texte a du sens, qu’il démontre quelque chose et qu’il est convaincant.

Comment s’entraîner pour progresser ?

Tout d’abord, il faut être très attentif en classe, c’est là que le plus gros du travail doit être fait. Il faut aussi faire régulièrement ses devoirs et lire sérieusement les œuvres étudiées en classe.  En dehors du travail strictement scolaire, pour progresser en général en français, le mieux est de lire, encore et encore : pour progresser en orthographe et en grammaire, enrichir son vocabulaire, se confronter à d’autres points de vue, s’enrichir des expériences des autres. On peut lire de tout pour le plaisir, mais il faut aussi que l’élève fasse l’effort d’aller vers des auteurs vers lesquels il ne serait pas allé forcément de lui-même, comme les classiques. Demandez à votre professeur de vous conseiller, il peut vous faire faire de belles découvertes.

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Vanina Gé
Professeur de français aux Cours Thierry
J'interviens avec le souci constant de répondre au plus près des besoins des élèves de collège et de lycée dans un espace inédit de travail en petits groupes.

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