Question sur corpus

La question sur corpus fait partie de l’épreuve anticipée de français au baccalauréat. Un ensemble de textes ou d’œuvres – le corpus – est fourni à l’élève, sur lequel il devra répondre à une ou deux questions. Il devra donc montrer ses qualités d’analyse et de synthèse en temps limité. Il faut compter environ une heure pour rédiger la question de corpus, sur les 4 heures que dure l’épreuve anticipée de français. La question de corpus compte pour 4 points dans la note globale sur 20.

Conseils généraux

    • Penser à réécrire la question sur la copie.
    • Soigner l’écriture et la présentation. C’est très important.
    • Aérer la rédaction : aller à la ligne après chaque paragraphe, passer une ligne entre l’introduction et le corps du développement, entre le corps et la conclusion. Ne pas oublier que l’introduction et la conclusion doivent être soignées et bien mises en évidence. Elles doivent se répondre.
    • Vingt minutes avant la fin de l’exercice relire la totalité pour corriger les petites fautes (les accords en genre et en nombre, les conjugaisons, l’orthographe, etc.), les tournures maladroites ou trop générales. Il faut regarder son propre texte d’un œil critique : voir ce qui est bien et ce qu’on pourrait encore améliorer.
    • Penser à corriger les répétitions. C’est un point important. Le correcteur qui remarquerait qu’un mot est répété plusieurs fois de suite dans le cours du texte, penserait que le candidat n’a pas grand-chose à dire ou manque de vocabulaire. Il faut absolument éviter de donner cette impression.
    • Apporter pour le brouillon un surligneur, un crayon à papier, et une gomme. Ne pas hésiter à crayonner le texte. Écrire sa copie à l’encre bleue et utiliser son effaceur pour les corrections.

NB : Cet exercice est conçu comme un essai ou un entraînement à l’épreuve suivante, celle d’invention ou de dissertation. Les deux épreuves sont étroitement liées. Penser donc à lire les sujets de dissertation et d’invention, ils sont conçus pour ouvrir des pistes de réflexion qui vous serviront pour trouver une problématique par exemple ou les principales orientations d’un plan.

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Introduction

 L’introduction comporte en règle générale quatre ensembles ou paragraphes.

Premier paragraphe

Énoncer les références des documents proposés. Faire figurer tous les éléments portés à notre connaissance (le titre du poème si c’est un poème, le titre du recueil, les numéros de chapitre ou de livre, la date de composition). Ces éléments sont la carte d’identité des textes étudiés.

Par exemple :

Les trois poésies soumises à notre attention sont respectivement et dans l’ordre : le poème « Crépuscule » de Victor Hugo extrait du recueil Les contemplations (II, XVI, 1856), « L’inconnue » de Louis Aragon tiré du recueil ……, enfin, le poème …. de Claude Roy … .

Deuxième paragraphe

Énoncer le thème commun de l’ensemble des documents. Ensuite il faut restituer ou reformuler la question posée (le sujet à traiter), qui donne le point commun ou la perspective globale d’analyse. Ce n’est pas difficile : trouver simplement une belle tournure de phrase suffisamment étoffée. Par exemple : Le thème amoureux réunit l’ensemble des poésies …. .

Troisième paragraphe

Déterminer une problématique, poser une question à laquelle répondre en conclusion. Cette question doit permettre de rassembler tous les fils directeurs du travail.

Par exemple,

Quel est le pouvoir de la poésie dans son rapport à la vie ?

Quatrième paragraphe

C’et le point le plus délicat mais abordable malgré tout : énoncer le plan en prenant soin de montrer qu’il y a une progression. On passe d’une perspective d’étude à une autre et encore une autre. Il faut marquer les transitions : d’une part …, d’autre part …, enfin ou dans un premier temps …, dans un second temps, …. Ou encore d’abord, ensuite, enfin.

Par exemple,

Nous chercherons d’une part à savoir ce qui distingue ou caractérise chacun des poèmes par l’étude du contenu : comment Victor Hugo interroge le sentiment amoureux, comment Aragon déclare son désir à Elsa, enfin comment Claude Roy évoque son expérience amoureuse. D’autre part, nous aborderons la forme par l’étude des procédés rhétoriques pour mesurer l’impact … Enfin, nous réfléchirons sur le rapport de la poésie à la vie sachant que le sentiment amoureux est commun à chacun de nous.

NB : La personne qui a conçu le sujet a pris soin de sélectionner trois documents (ou quatre) qui appartiennent à un genre littéraire, qui ont un thème commun exprimé différemment dans le respect de ce genre.

Le corps du développement

Reprendre les points du plan tels qu’on les a énoncés. Penser à séparer les paragraphes (chaque fois qu’on change d’idée) en allant à la ligne, laisser un petit alinéa. Le correcteur évalue la présentation. Par ailleurs, tout ce qui peut ou pourrait faciliter la lecture de la production est le bienvenu. La copie du candidat est peut-être la centième copie corrigée dans le lot. Il faut ménager le lecteur. Il sera d’autant plus bienveillant.

Bien analyser sans développer exagérément les idées. Ne pas recopier les documents. Citer de façon mesurée et toujours entre guillemets. Chaque fois qu’une idée est énoncée, il faut l’illustrer par un exemple pris dans le texte : c’est un argument d’autorité qui permet de donner du poids à nos idées. Sans cet argument d’autorité, nos idées ne peuvent valoir pleinement. L’expérience (d’un sentiment) peut jouer ce rôle mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un exercice de littérature. Préférez des exemples tirés de romans ou pièces de théâtre ou éventuellement du cinéma (un film qui reprendrait un roman célèbre).

Montrer ses connaissances en termes de genre, de procédés. L’analyse des temps (présent, passé, futur) permet de nourrir la production écrite.

Revoir dix mots de vocabulaire pour chaque genre. Exemple : poésie, poème, recueil, les rimes, la césure, l’alexandrin, le sonnet, les vers libres, le rythme, quelques figures de style.

Pour les textes en prose : les temps (l’imparfait indique une action qui dure, le passé simple une action ponctuelle, etc), le rythme également, les registres de langue, les procédés (l’ironie, le comique, l’humour tous basés sur un principe de décalage, d’écart, d’exagération).

Conclusion

  • Résumer de façon synthétique l’ensemble : Au terme de notre propos, … .
  • Penser à rédiger quelques lignes susceptibles de répondre à la problématique.
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Vanina Gé
Professeur de français aux Cours Thierry
J'interviens avec le souci constant de répondre au plus près des besoins des élèves de collège et de lycée dans un espace inédit de travail en petits groupes.

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